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Ci dessous quelques articles contradictoires de 06.09 publiés à l'occasion de la présentation de la fin des travaux de la Grande Rivière Libyenne
A fond perdu La Grande rivière artificielle, projet démesuré de Kadhafi censé puiser l’eau fossile du Sahara vers les terres cultivables de la Libye, n’aura fait naître que de faux espoirs et… quelques tomates. En anglais, on l’appelle The Great Man Made River. Mais les esprits facétieux n’ont pas tardé à trouver un jeu de mot : «The Great Mad Man River.» La Grande rivière artificielle (GRA) devenant ainsi le «fleuve du grand homme fou». Ce n’est pas complètement faux, tant le projet est le fruit de l’obsession d’un seul homme : le colonel Kadhafi, qui pense avoir bâti, la «huitième merveille du monde». Rien de moins. Hormis l’aspect esthétique qui ne saute pas aux yeux, l’effort était, il est vrai, titanesque. La GRA est en effet le plus important ouvrage de génie civil jamais réalisé au monde. La rivière en question n’a rien de bucolique : elle se présente sous la forme d’un réseau de plus de 4 000 km de tuyaux de 4 mètres de diamètre et 7,5 mètres de long, destinés à amener l’eau fossile du Sahara, pompée par des centaines de puits de forage, vers les terres cultivables et la côte méditerranéenne de la Libye. TRANSFORMER LA LIBYE EN OASIS VERDOYANTE D’autres chiffres puisque les exploits se mesurent plus qu’ils ne s’analysent ? Il faudra, à terme, un demi-million de ces tubes géants pour achever la GRA. Les 5 millions de tonnes de ciment utilisées pour le projet auraient permis de construire une route reliant Syrte, au centre de la Libye, à Bombay, en Inde. La somme des forages effectués dans le désert pour pomper l’eau fossile représente 70 fois la hauteur de l’Everest. Quant aux sommes engagées, elles relèvent du secret d’Etat, mais les estimations vont de 35 à 80 milliards de dollars sur un quart de siècle. Mais pour les Libyens, cette accumulation presque vertigineuse ne dit rien du changement majeur qu’a introduit al-nahr al-senaeï al-azim (la GRA, en arabe) dans leur vie. Ce pays de 6 millions d’habitants - dont 20 % d’immigrés - pour 1,7 million de km2, est à plus de 90 % un désert aride. L’essentiel de la population se concentre sur une étroite bande côtière longue de 1 800 km. Il pleut moins de 200 mm d’eau par an. Une goutte. En tout cas, absolument pas de quoi renouveler les nappes phréatiques qui alimentent les grandes villes de la côte méditerranéenne : la capitale Tripoli, mais aussi Benghazi, Syrte, Tobrouk, là où se concentre aujourd’hui 90 % de la population, à l’origine bédouine. Outre la déplétion des nappes locales, les infiltrations d’eau de mer les rendent de moins en moins propres à la consommation. Or, les besoins de la population libyenne sont évalués à 5 milliards de mètres cubes par an. Beaucoup trop par rapport aux rares ressources immédiatement disponibles. C’est dans les années 70 que le bouillant colonel Kadhafi a eu sa «vision» de la Grande rivière artificielle. Une manière pour lui de se poser en nouveau leader du monde arabe, comme son idole Gamal Abdel Nasser qui avait marqué les esprits en construisant le haut barrage d’Assouan. Une manière aussi de s’imposer à la tête du Sahel, l’arrière-cour africaine de la Libye, en réalisant le rêve de tous ces pays souffrant gravement de pénurie d’eau. Quelle est l’idée ? Tout simplement pomper l’eau souterraine de l’immense désert libyque et l’utiliser pour transformer son pays en une oasis verdoyante et surtout produisant de quoi se nourrir. A l’époque, celui que l’Occident considère comme son ennemi public numéro 1, est obsédé par l’idée de devenir autosuffisant. Il n’aura pas complètement tort puisque l’attentat de Lockerbie (270 morts) contre un avion de la Pan Am en 1988 au-dessus de l’Ecosse, vaudra à la Libye d’être soumise à un long embargo - limité toutefois aux armes, à l’aéronautique et aux investissements pétroliers. Dès le début des années 80, donc, la Jamahyriya - encore un concept forgé par Kadhafi dans son petit Livre vert et qui signifie «la République des masses» - se lance dans le projet de la GRA. Ironie de l’histoire, les études sont confiées à un bureau d’ingénierie américain, Brown & Root, filiale de Halliburton, le géant du BTP et des services que dirigea un temps Dick Cheney, le vice-président de George W. Bush et l’un des néoconservateurs les plus faucons de cette administration. Pour contourner les sanctions américaines visant la Libye, Brown & Root fut obligé de sous-traiter le contrat à son bureau londonien. Au milieu des années 90, nouvelle tuile : la presse fait état de rapports des services de renseignements selon lesquels les gigantesques tuyaux de la GRA pourraient servir à abriter des troupes, des bases de missiles ou des usines d’armement chimique. Qu’à cela ne tienne, la GRA sera construite vaille que vaille et elle devrait être achevée, en temps et en heure, l’année prochaine… plus de vingt-cinq ans après sa conception. Le coût est exorbitant - jusqu’à 17 % du PIB certaines années, notamment quand les cours du pétrole étaient bas, comme dans la décennie 80 - mais personne n’ose remettre en cause le projet fondateur du régime. Planter les choux C’est un consortium coréen, Dong Ah, qui a construit l’essentiel des canalisations. Le forage des puits a été confié à une entreprise brésilienne, Braspetro. Mais le pompage se révèle plus compliqué que prévu et la Libye est obligée de faire appel à la Lyonnaise des eaux pour pomper le précieux liquide souterrain. Car les eaux souterraines du Sahara ne sont pas forcément stockées dans des piscines naturelles qu’il suffirait de découvrir et de pomper. Cette eau fossile, issue de l’époque où le Sahara n’était pas un désert, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, repose entre 800 et 1 500 mètres de profondeur. Mais elle est parfois emprisonnée dans des micropoches, rapidement épuisées, parfois mêlée à du sable et des boues, ce qui rend le pompage cher et problématique. Autre inconvénient : la nappe souterraine déborde largement les frontières de la Libye, s’étendant sous l’Egypte, le Tchad, le Soudan et l’Algérie. Ces pays accepteront-ils longtemps que la Libye épuise à elle seule cette ressource hautement stratégique et non renouvelable. Car, à la différence des nappes phréatiques côtières, l’eau du Sahara n’est pas renouvelable. Or, les estimations sur la «durée de vie» de la Grande rivière artificielle sont très variables. Plusieurs centaines d’années, jurent les experts libyens. Un demi-siècle tout au plus s’accorde à dire la plupart des spécialistes de la question. D’autant que l’exploitation, déjà hors de prix, ne va cesser de se renchérir au fur et à mesure qu’il faudra déplacer les puits et creuser de plus en plus profond. Jusque-là, le «fiasco» n’est pas évident et le lecteur arrivé à ce point de l’article se demande légitimement en quoi la Grande rivière du colonel Kadhafi est un prototype de ratage méritant de figurer dans le «Cahier d’été» de Libération. C’est que la GRA est une réussite technologique, qui n’aura servi à… rien au vu des objectifs affichés. Ce n’est pas tout d’avoir de l’eau, encore faut-il savoir planter les choux. Or, les retombées agricoles de la GRA se sont révélées quasiment nulles. Les Libyens, qui restent d’ataviques Bédouins, ne se sont pas mis à l’agriculture malgré les admonestations du Guide. Quant aux fermes collectives où ont été embauchés des milliers de fellahs égyptiens, elles ont toutes les peines à commercialiser leurs produits dans une économie socialiste, dont les prix sont fixés par l’Etat. Résultat, la Libye continue d’importer plus de 80 % de sa nourriture et les grandes villes côtières n’ont cessé de grossir, attirant toujours plus de provinciaux désireux de profiter du confort de la vie moderne et de l’eau courante… Source : Libération Le fleuve artificiel libyen a fourni 18 millions de m3 d’eau en 2008 Au total 18 millions de m3 d’eau ont été drainés en 2008 par le Grand fleuve artificiel à travers un réseau de milliers de km d’aqueducs géants dans le désert libyen pour approvisionner les centres de consommation pour les besoins domestiques et agricoles, a révélé une étude publiée par la direction du projet du Grand fleuve.
Cet ouvrage hydraulique, plus grand projet d'exploitation de nappes aquifères fossiles au monde, a ainsi fourni, depuis sa création en 1991, 4 milliards de m3 d'eau. Ces résultats confirment, selon l'étude, le choix judicieux des autorités libyennes pour la réalisation de cet ouvrage afin d’assurer un approvisionnement en eau adéquat des différentes régions du pays, qui est caractérisé par un climat sec et où la quantité de pluie arrose une superficie de 5% à raison de 10 à 500 mm d’eau par an. A cette rareté des pluies s’ajoute l’infiltration dans les réservoirs des nappes phréatiques dans le Nord du pays de l’eau saline en provenance de la mer, en plus de l’inexistence de fleuve naturel sur le territoire national. Plusieurs alternatives avaient été envisagées consistant soit à transporter l’eau par le bais d'aqueducs du Sud de l’Europe, soit à dessaler l’eau de mer, le pays étant doté d’un littoral d’environ 2.000 km sur la rive sud de la Méditerranée, ou encore à transporter de l’eau par le biais de navires géants. Mais sur la base d’une étude comparative sur l’économie en dinars libyens de ces diverses options pour l’approvisionnement en eau, il est apparu que pour la première alternative relative au transport de l’eau à partir d’aqueducs du sud de l’Europe, 1 dinar libyen investi (1,260 dinar libyen = 1 dollar US) peut rapporter 0,7 m3; pour celle concernant le dessalement, 1 dinar libyen investi peut rapporter 0,8 m3 d'eau alors que pour le transport de l’eau à bord de bateaux géants, le même montant peut rapporter 1 m3 d'eau. Dans le cas du projet du grand fleuve artificiel, 1 dinar libyen investi fournit 9 m3 d'eau, soit 10 fois les rendements des autres options d’approvisionnement en eau. L’étude réalisée par le projet démontre que l’exploitation des eaux du grand fleuve artificiel est destinée à 66% pour les besoins de l’agriculture, alors que les 34% restants sont destinés à la consommation ménagère et couvrent le territoire libyen depuis Benghazi à l’Est jusqu’à Tripoli à l’Ouest. Ce réseau hydraulique peut fournir actuellement par le biais de 754 puits, 1.254 millions de m3 d’eau par an dont 432 millions de m3 pour les usages agricoles dans les régions de la plaine de Benghazi et celle du centre et 400 millions de m3 pour les zones du littoral et la plaine de Jeffara. Selon cette étude, les autorités envisagent d’irriguer une superficie de 166.000 ha, alors que 32.000 ha ont été irrigués dans les régions du centre et 134.000 autres ha sur le littoral au nord du pays. Les projections réalisées à partir des études sur les capacités d'aménagement des domaines agricoles basés sur l’exploitation des eaux du Grand fleuve artificiel indiquent qu’à partir de 2012, ces fermes agricoles produiront annuellement 17.500 tonnes de céréales, 965 tonnes de fourrages, plus d’un million de tonnes de légumes, 4.000 tonnes de fruits et 8.000 litres d’huile d’olive. Source : Afriqueenligne Merveille ou folie ? Le projet d'eau libyen qui valait 33 milliards La Libye a présenté cette semaine à Istanbul les détails d'un projet pharaonique en voie d'achèvement, d'un coût de 33 milliards de dollars, pour extraire de l'eau enfouie en profondeur sous le Sahara et l'acheminer à travers le désert vers les villes de la côte.
Pour la première fois dans une grande réunion internationale, des officiels libyens ont détaillé ce "Grand projet de rivière faite par l'homme", qualifié de pure folie par certains et qui soulève de nombreuses questions en termes de gestion de la ressource en eau. Le projet, dont les deux-tiers sont achevés, est économiquement viable et ne devrait susciter aucun conflit, a assuré Fawzi al Sharief Saeid, responsable de la gestion des eaux souterraines. Selon lui, l'ardoise totale, qui inclut l'investissement initial et les coûts d'entretien sur 50 ans, s'élève à 33,69 milliards de dollars. "Les études ont montré que le projet était plus économique que les autres alternatives" telles que la construction d'usines de dessalement ou l'importation d'eau depuis l'Europe, assure-t-il. Si les quatre pays qui ont accès à cet aquifère - Libye, Soudan, Tchad et Egypte - utilisent ses ressources suivant les prévisions actuelles, "les réserves utilisables devraient durer 4.860 ans", affirme-t-il. En dépit de son nom, le projet n'a rien d'une rivière. Concrètement, il implique l'installation de 4.000 km de gigantesques "tuyaux" de 4 mètres de diamètre qui permettent d'acheminer l'eau pompée dans le désert jusqu'à la côte nord du pays, où vivent la majorité des 5,7 millions d'habitants. Lancé au début des années 80 par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi comme un moyen de parvenir à l'auto-suffisance alimentaire, ce projet est présenté dans des brochures distribuées lors du Forum mondial de l'eau comme la "Huitième merveille du monde". En dépit de son gigantisme, il est mené, depuis de nombreuses années, dans une relative discrétion et reste assez mal connu, explique Eugenia Ferragina, spécialiste des questions de l'eau au Conseil de recherche national, en Italie. Il a longtemps été entouré d'un parfum de secret qui a alimenté diverses rumeurs, évoquées dans les médias occidentaux en 1997, selon lesquelles les tuyaux étaient utilisées pour stocker des armes chimiques. "C'est la première fois lors d'un Forum mondial de l'eau que nous avons une présentation (de ce projet) par nos collègues libyens", a expliqué Andras Szollosi-Nagy, de l'Unesco, qui a salué la transparence de la présentation. Mais nombre d'experts sont très dubitatifs sur le résultat. "Cette eau ne sera jamais remplacée", a rappelé Mark Smith, spécialiste des question d'eau au sein de l'IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature, jugeant qu'il aurait été de loin préférable, d'un point de vue économique et environnemental, d'"acheter de la nourriture dans des lieux qui bénéficient de sources d'eau renouvelables". Pour Eugenia Ferragina, le projet de Kadhafi est "absurde d'un point de vue économique" et crée une source de tensions potentiels avec les pays voisins. "Cela peut devenir une course au pompage, une course pour voir qui arrive à extraire l'eau en premier", a-t-elle expliqué. Dans un livre sur les pénuries d'eau intitulé "Lorsque les rivières s'assèchent", l'écrivain britannique Fred Pearce dresse un bilan sans concession de ce projet pharaonique. "Les énormes investissements initiaux et les coûts croissants de pompage dans des réserves de plus en plus profondes sous le désert font du blé cultivé avec de l'eau du Sahara l'un des plus chers de la Terre". Source : RomandieNews Le grand fleuve artificiel au service de l'agriculture libyenne La Libye a franchi un pas important dans le règlement de la lancinante question du manque d’eau avec l’inauguration, en 1991, de la première phase du projet du Grand fleuve artificiel. Considéré comme l’un des plus grands projets d’adduction d’eau jamais réalisés par l’homme, l’ouvrage permet de transporter quotidiennement, à travers un réseau de plusieurs milliers de kilomètres d’aqueducs géants, des millions de mètres cubes d’eau du fond du désert libyen jusque dans les agglomérations urbaines du littoral où se trouvent les terres fertiles. Au fur et à mesure de l’évolution des différentes phases d’exécution du projet, les autorités libyennes ont songé, au- delà des usages ménagers, en tirer le maximum de profit, notamment dans l’agriculture, par la création d’une structure d’exploitation baptisée Office d’exploitation des eaux du système de Jabal Hassouna-Jeffara, dédié à la création de projets agricoles. Cette orientation apparaît aujourd’hui, selon les observateurs, comme une "option pertinente", vu la montée des prix des produits alimentaires sur les marchés mondiaux qui a amené les autorités libyennes à adopter une stratégie agricole fondée sur la réalisation de l’autosuffisance alimentaire. A travers cette option, il s’agit, surtout, de garantir l’indépendance économique et politique du pays, car selon la formule consacrée en Libye, "il n’y a pas de liberté pour un peuple qui importe sa nourriture de l’étranger". Ainsi, l’Office d’exploitation des eaux du système de Jabal Hassouna-Jeffara, qui fait partie d’autres institutions créées pour l’exploitation de l’eau du Grand fleuve artificiel, est chargé de l’investissement de 65 pc de l’eau drainée à travers le système d’adduction de l’ouvrage, qui atteint 2,5 millions de m3, dont 67,3 pc sont utilisés à des fins agricole, soit 1,7 million de m3 d’eau quotidiennement pour irriguer une superficie de 106.233 ha . Cette surface représente des projets agricoles existants, des domaines agricoles privés et de nouveaux projets agricoles dont 90 pc se situent sur la bande du littoral qui s’étend de la ville de Muserata (est) jusqu’à la ville de Sabratha (ouest) et constitue le grenier du pays, eu égard à la qualité du sol et au climat de cette région aux caractéristiques appropriées à l’agriculture. Dans ce cadre, cinq programmes agricoles ont été réalisés, dont le projet Tarhouna, situé à 90 km au sud de Tripoli sur une superficie de 950 ha et disposant de 9,13 millions de m3 par an, ainsi que le projet Abou Aïcha, localisé à 60 km sud de Tripoli et s’étendant sur 3.320 ha pour 29,2 millions de m3. Il y a aussi le projet Souf Al-Djin, à 245 km sud-est de Tripoli, établi sur 2.000 ha avec 34,67 millions de m3 d’eau annuellement, le projet Tajmout, à 95 km sud de la capitale, avec 700 ha et 7,3 millions de m3, et enfin le projet Grarat Al-Gatf, situé à 280 km au sud-est de Tripoli, exécuté sur 2000 ha avec une quantité annuelle d’eau de 34,67 millions de m3. La réalisation du projet du Grand fleuve artificiel, en tant qu’alternative pour résoudre les problèmes de l’eau en Libye, intervient surtout comme réponse à la croissance des concentrations urbaines, qui a comme corollaire le développement de l’activité agricole et industrielle. L’autre grande raison est liée aux changements climatiques qui ont conduit à une baisse de la pluviométrie, ce qui a provoqué le quasi-tarissement des ressources hydrauliques, notamment de la nappe phréatique. Cette situation a été aggravée par l’infiltration de l’eau de mer dans les eaux souterraines, dont la qualité s’en trouve détériorée. Ainsi, parmi les priorités du projet du Grand fleuve, on note le rééquilibrage hydrique des régions du littoral dans le nord du pays, mais aussi, l’assurance d’une certaine sécurité dans le domaine de l’hydraulique et alimentaire étant donné qu’ils constituent des préoccupations stratégiques de tous les pays du monde, eu égard à la rareté des ressources en eau. La réalisation d’un changement environnemental à travers l’émergence de conditions bioclimatiques adéquates par la préservation de l’agriculture, la mise en valeur de nouvelles superficies, ainsi que la construction d’une ceinture verte à partir d’arbres brise-vent, la revivification des projets agricoles existant, l’exploitation optimale des investissements colossaux consentis figurent parmi les objectifs de cet ouvrage. La mise en oeuvre du projet du Grand fleuve artificiel doit également opérer un développement global aux niveaux économique, social et environnemental et être d’un apport bénéfique au profit du peuple libyen. Il va contribuer à l’augmentation du rendement du mètre cube d’eau à travers la rationalisation de la consommation, ainsi qu’à l’introduction de techniques d’irrigation de pointe afin de garantir une exploitation optimale des eaux et l’établissement d’une stabilité des populations dans les régions ciblées par les projets d’exploitation des eaux. Source : AfriqueEnLigne
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